
Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, avait annoncé le 16 mai 2009, à la veille de la journée mondiale de la lutte contre l'homophobie et la transphobie, que le transsexualisme ne serait plus considéré comme une affection psychiatrique en France.
Et c’est officiel maintenant avec la publication mercredi 12 février d'un décret au Journal Officiel. En effet, Le ministère de la Santé a consulté la Haute Autorité de Santé pour cette mutation de statut, lui demandant d’effectuer une étude approfondie sur le transsexualisme. Ainsi, la France devient le premier pays du monde à ne plus considérer la transsexualité comme pathologie mentale. Le pays l’a sortie de la liste des affections psychiatriques.
Réclamé de longue date par la communauté lesbienne, Ce document traite de l’ensemble de la prise en charge du transsexualisme par le système de santé. De ce fait, Il aborde la prise en charge médicale : diagnostic, hormonothérapie et chirurgie de réassignation. Cette étude traite aussi les questions socioculturelles et juridiques.
Les troubles précoces de l'identité du genre sont désormais pris en charge comme des affections longues durées "hors liste" mais les patients seront désormais pris en charge dans le cadre du dispositif des affections de longue durée "hors liste", comme l'avait proposé la Haute autorité de santé (HAS), saisie par le ministre de la Santé.
Cette déclassification signale un tournant indéniable. Parallèlement, la Haute Autorité de santé a lancé, le mois dernier, une consultation publique sur ces sujets. D’après l’Inter Trans. « C’est la première fois qu’une autorité médicale française s’intéresse aux questions de la transidentité et le transsexualisme. Le fait est à saluer, même s’il témoigne surtout du retard considérable pris par la France dans ce domaine et si ce travail est le fruit avant tout, d’une demande insistante et incessante de la part du tissu associatif faite il y a cinq ans.»
Reste que c’est une décision historique pour les associations qui se battaient depuis des années contre cette classification. Trente ans après sa sortie du code pénal, la transsexualité sort également de la liste des maladies mentales.
Par : Synergie Assurance